Deux p’tits vieux, canne à la main, tentaient de traverser le boulevard Paris ce matin, vers 8 h 30.
Le vieux, déjà rendu de l’autre bord, attendait sa vieille, qui n’avait pas eu le temps de tout traverser d’un coup avant que les autos recommencent à filer.
Elle se tenait sur l’île, entre les deux voies, guettait l’occasion, sa tête sortant comme une épingle d’un manteau trop grand flottant sur son dos courbé.
Finalement, à pas de souris, rapides et lents à la fois, elle a pu traverser pour rejoindre son p'tit vieux.
Ils ont continué leur chemin vers le centre-ville de Sudbury, pour le café, sans doute.
Je les regardais faire en attendant le feu vert, coin Paris et John.
Je suis vraiment trop sage et, surtout, beaucoup trop peureuse.
mardi 30 septembre 2008
dimanche 28 septembre 2008
Bookcrossing sulfureux, numéro 1
Sudbury ou un petit goût de soufre sucré n’a pas d’attachement particulier aux choses. Si elle peut tout faire avec le couteau à beurre que lui a donné sa mère en 1994, elle le fera. Elle n’est pas hippie, végétarienne ou volontairement simpliste (ben, peut-être un peu). Elle prend sa douche régulièrement et change ses sous-vêtements quotidiennement.


Mais, elle n’aime pas voir les choses s’accumuler autour d’elle, c’est tout : gadgets, vaisselle, bouteilles de shampoing à moitié vide dans la douche, bibelots, CD, DVD, livres, etc.
Elle se lance donc, dès demain, lundi 29 septembre 2008, dans le bookcrossing. Elle relâchera tous les livres qu’elle se procure à Grand Ciel Bleu dans la nature sudburoise, pour qu’ils puissent être retrouvés et lus par d'autres personnes.
Voici le premier de la série bookcrossing sulfureux. Ce livre se promènera en autobus de ville dès lundi .
Mais, elle n’aime pas voir les choses s’accumuler autour d’elle, c’est tout : gadgets, vaisselle, bouteilles de shampoing à moitié vide dans la douche, bibelots, CD, DVD, livres, etc.
Elle se lance donc, dès demain, lundi 29 septembre 2008, dans le bookcrossing. Elle relâchera tous les livres qu’elle se procure à Grand Ciel Bleu dans la nature sudburoise, pour qu’ils puissent être retrouvés et lus par d'autres personnes.
Voici le premier de la série bookcrossing sulfureux. Ce livre se promènera en autobus de ville dès lundi .
vendredi 26 septembre 2008
Sulfureuse Tincka Turtle
C’est souvent dans le 500 University, en rentrant, le soir, que les idées me trottent dans la tête pour Sudbury ou un petit goût de soufre sucré. Je les note dans mon carnet rouge jusqu’à ce qu’elles me collent.
Un récent soir, bien assise dans mon autobus préféré, mon ipod jouant bien fort dans mes oreilles, j’écoutais une nouvelle érotique. Une nouvelle érotique ben cheap, lue par une fille qui s’appelle Tincka Turtle, imaginez-vous, parce qu’y’ a pas d’Anaïs Nin sur itunes encore. Scandale!
J’ai baissé le volume lorsque les esclaves ont commencé à fouetter les seins d’une femme nue étendue en étoile dans un filet suspendu au plafond du sous-sol d’un bar sombre de Londres dans les années 1940, alors que son mari, attaché sur une chaise, sous elle, se masturbait frénétiquement...
… Puis, le petit gars à côté de moi dans le 500 se doutait de quelque chose, j’en suis persuadée. Des ipods trop forts dans les oreilles... ben.
C’est une recherche que je fais pour mon roman. Sérieux, là, croyez-moi, ne me jugez pas. Je n’écouterais jamais ce genre de chose en public sans but, voyons, vous me connaissez.
Bref, Tincka Turtle m’a donné une idée. Sudbury ou un petit goût de soufre sucré publiera, avant Noël, une nouvelle littéraire érotique sudburoise de qualité. Oui, de qualité, dis-je.
Je voulais vous préparer un peu à l’avance parce qu’on est assez pudique quand même comme ville, hein?
Puis, je voulais vous laisser la chance d'influencer le cours de l'érotisme sudburois, me lancer des idées comme ça, si ça vous le dit. De lieux, de genres, de moments, de couleurs, de textures, d’accents, de personnages, d’accessoires qui sentent la sulfureuse Sudbury.
Contribuez à élever cette ville au rang des grandes capitales mondiales de l’érotisme littéraire.
Anonymement, ça ira. Je ne force personne.
Vous pouvez aussi répondre à mon sondage, si ça vous gêne trop.
Un récent soir, bien assise dans mon autobus préféré, mon ipod jouant bien fort dans mes oreilles, j’écoutais une nouvelle érotique. Une nouvelle érotique ben cheap, lue par une fille qui s’appelle Tincka Turtle, imaginez-vous, parce qu’y’ a pas d’Anaïs Nin sur itunes encore. Scandale!
J’ai baissé le volume lorsque les esclaves ont commencé à fouetter les seins d’une femme nue étendue en étoile dans un filet suspendu au plafond du sous-sol d’un bar sombre de Londres dans les années 1940, alors que son mari, attaché sur une chaise, sous elle, se masturbait frénétiquement...
… Puis, le petit gars à côté de moi dans le 500 se doutait de quelque chose, j’en suis persuadée. Des ipods trop forts dans les oreilles... ben.
C’est une recherche que je fais pour mon roman. Sérieux, là, croyez-moi, ne me jugez pas. Je n’écouterais jamais ce genre de chose en public sans but, voyons, vous me connaissez.
Bref, Tincka Turtle m’a donné une idée. Sudbury ou un petit goût de soufre sucré publiera, avant Noël, une nouvelle littéraire érotique sudburoise de qualité. Oui, de qualité, dis-je.
Je voulais vous préparer un peu à l’avance parce qu’on est assez pudique quand même comme ville, hein?
Puis, je voulais vous laisser la chance d'influencer le cours de l'érotisme sudburois, me lancer des idées comme ça, si ça vous le dit. De lieux, de genres, de moments, de couleurs, de textures, d’accents, de personnages, d’accessoires qui sentent la sulfureuse Sudbury.
Contribuez à élever cette ville au rang des grandes capitales mondiales de l’érotisme littéraire.
Anonymement, ça ira. Je ne force personne.
Vous pouvez aussi répondre à mon sondage, si ça vous gêne trop.
jeudi 25 septembre 2008
Du vent et du baloney
La guerre des villes, c’est comme la guerre des sexes. Les filles contre les gars. Gatineau contre Montréal. Québec contre Sherbrooke. Hearst contre Kapuskasing. Sudbury contre… toutes les autres.
Les petits se mesurent aux grands en essayant de battre des records, n’importe lesquels, de la plus grande cheminée au plus poilu des trous de cul de la planète, pourvu qu’on le batte puis qu’on le garde, puis qu’on s’en vante bien comme il faut.
Les grandes villes se mesurent aux petites en se foutant complètement de leurs quêtes de la prochaine des plus absurdes grandeurs, parce qu’elles sont déjà grandes, elles. Ça fait longtemps qu’elles ne mangent plus de baloney.
Les petites communautés tentent de convaincre et convaincre et convaincre les grandes qu’elles valent quelque chose, parce que tout le monde veut être quelqu’un, but convincing people is hard, man!, quand ils sont déjà convaincus, puis que plus personne ne doute de rien. C’est épuisant, le doute.
La guerre des villes, c’est comme la guerre des sexes : un jeu, c’est tout. Les petits veulent être grands et les grands, ben, veulent rester grands. Puis la meilleure façon de s’en assurer, c’est de laisser passer les élans des autres comme du vent.
Les petits se mesurent aux grands en essayant de battre des records, n’importe lesquels, de la plus grande cheminée au plus poilu des trous de cul de la planète, pourvu qu’on le batte puis qu’on le garde, puis qu’on s’en vante bien comme il faut.
Les grandes villes se mesurent aux petites en se foutant complètement de leurs quêtes de la prochaine des plus absurdes grandeurs, parce qu’elles sont déjà grandes, elles. Ça fait longtemps qu’elles ne mangent plus de baloney.
Les petites communautés tentent de convaincre et convaincre et convaincre les grandes qu’elles valent quelque chose, parce que tout le monde veut être quelqu’un, but convincing people is hard, man!, quand ils sont déjà convaincus, puis que plus personne ne doute de rien. C’est épuisant, le doute.
La guerre des villes, c’est comme la guerre des sexes : un jeu, c’est tout. Les petits veulent être grands et les grands, ben, veulent rester grands. Puis la meilleure façon de s’en assurer, c’est de laisser passer les élans des autres comme du vent.
samedi 20 septembre 2008
Entre Sudbury et Montréal
En route vers Montréal, ce matin. Festival International de la littérature.
Moi. Spectacle. D’un pays qui pousse dans le Nord. Lundi 22 septembre. 20 h 30. Lion d’or.
Dix heures d’autobus entre Sudbury et Montréal. Lire. Écrire. Regarder par la fenêtre. Roupiller la bouche grande ouverte. Se faire décapiter.
Moi logée dans auberge. Pas nommer le nom puisque moi, gentille. Commis a un peu agacé moi. Mais, va mieux, là. Pas inquiet, toi, de moi, s’il-vous-plaît. Pas inquiet, toi, pour lui, non plus, ok. Moi gentille et douce, promis.
Moi. Spectacle. D’un pays qui pousse dans le Nord. Lundi 22 septembre. 20 h 30. Lion d’or.
Dix heures d’autobus entre Sudbury et Montréal. Lire. Écrire. Regarder par la fenêtre. Roupiller la bouche grande ouverte. Se faire décapiter.
Moi logée dans auberge. Pas nommer le nom puisque moi, gentille. Commis a un peu agacé moi. Mais, va mieux, là. Pas inquiet, toi, de moi, s’il-vous-plaît. Pas inquiet, toi, pour lui, non plus, ok. Moi gentille et douce, promis.
Sulfureuse : J’aimerais ajouter un soir à ma réservation, si c’est possible.
Commis : Pas de problème madame, votre chambre est libre le samedi. Puis-je
avoir votre numéro de téléphone, s’il-vous-plaît ?
Sulfureuse : (705) 222-2222.
Commis : Code régional, s’il-vous-plaît?
Sulfureuse : 705.
Commis : Non, le code régional, madame.
Sulfureuse : SEEEEEPT-E, ZÉÉÉÉÉROOOO, CINNNNNNQU-E !
Commis : Mais vous appelez d’où ?
Sulfureuse : De Sudbury.
Commis (en riant) : Ah ! Sudbury…
Sulfureuse : Pourquoi vous riez comme ça, monsieur ?
Commis (en étouffant son rire) : Euh, pour rien, madame… Je ne savais pas qu’il y avait un code régional à Sudbury. C’est tout.
Sulfureuse (déconcertée par la stupidité, mais calme) : Normal, monsieur. C’est nouveau. Ils ont installé des nouveaux poteaux de téléphone cet été, qui sont beaucoup plus hauts que ceux d’avant. On a donc dû ajouter un code régional à tous les numéros de téléphone, ici.
Commis (après un silence suspect) : Bon, ben… Carte de crédit, madame ?
Sulfureuse : HKTL GBLX QFRV SBY.
vendredi 19 septembre 2008
If you can’t make it out West, make it in Sudbury!

Une de mes collègues de travail a quitté Winnipeg il y a un an pour venir s’établir avec son conjoint dans la région. Les deux travaillent à Sudbury et vivent le reste du temps en campagne, au bord de la Rivière-des-Français, à cinq minutes d’Alban. La rivière forme une baie à l’endroit. L’eau est bonne et il n’y a pas de serpents. Ils se sont offerts le cadeau d’une vue guérisseuse de tous maux, en posant, dès prise de possession, une fenêtre panoramique dans le salon. J’y ai passé un weekend récemment.
Le vendredi soir, autour d’une bonne bouffe carnivore, rouge et saignante de chez Tarini Bros (1055, rue Lorne, 673-6167), nous avons discuté Sudbury. C’est un bon sujet de conversation, je vous le jure!, même si vous venez d’ailleurs.
La technique d’amorçage est simple. Interrompez la discussion de vos amis qui, autour d’une salade, parlent du sujet de l’heure dont tout le monde parle sans oser dire que c’est sans intérêt, et posez cette simple question : « Qui veut m’accompagner à Sudbury le weekend prochain? »
Le vendredi soir, autour d’une bonne bouffe carnivore, rouge et saignante de chez Tarini Bros (1055, rue Lorne, 673-6167), nous avons discuté Sudbury. C’est un bon sujet de conversation, je vous le jure!, même si vous venez d’ailleurs.
La technique d’amorçage est simple. Interrompez la discussion de vos amis qui, autour d’une salade, parlent du sujet de l’heure dont tout le monde parle sans oser dire que c’est sans intérêt, et posez cette simple question : « Qui veut m’accompagner à Sudbury le weekend prochain? »
Trop simple.
Bref, ce soir-là, sur le bord de la Rivière-des-Français, en mâchant mon bon gros morceau de steak, je demande aux ex-winnipegois s’ils avaient choisi Sudbury ou si c’était la maudite vilaine qui les avait tirés de force vers elle.
« Un choix. Un deuxième choix, en fait», me répondirent-ils, simplement. N’ayant rien trouvé d’abordable dans l’Ouest qui répondait à leur goût quotidien de l’urbain et du sauvage, ils se sont tout naturellement tournés vers Sudbury
Trop évident...
mercredi 17 septembre 2008
J’aurais voulu être une souhaiteuse
Je vous ai raconté que, petite, je rêvais, plus grande, d’être conceptrice de cartes de souhaits? Mon enseignante de cheminement personnel m’a répondu que ça n’existait pas, ce métier-là.
Grande N (ou) N (oune), d’un ton hautain : Porte attention et lis bien la liste, petite S. Tu vois bien qu’il ne s’y trouve pas, ton rêve, dans le grand livre de notre très bon bureau d’orientation. Entre le Droit et la Médecine, il n’y a rien qui ressemble à tes idées folles.
Petite S (mat), d’un air innocent : Ben, j’espère, Grande N (ou) N (oune). Parce que « C », ça se trouve pas entre « D » et « M ». À moins que vous ne comprenez rien à l’alphabet non plus?
Ne trouvez-vous pas que j’ai un talent particulier pour les souhaits qui font fondre?
Grande N (ou) N (oune), d’un ton hautain : Porte attention et lis bien la liste, petite S. Tu vois bien qu’il ne s’y trouve pas, ton rêve, dans le grand livre de notre très bon bureau d’orientation. Entre le Droit et la Médecine, il n’y a rien qui ressemble à tes idées folles.
Petite S (mat), d’un air innocent : Ben, j’espère, Grande N (ou) N (oune). Parce que « C », ça se trouve pas entre « D » et « M ». À moins que vous ne comprenez rien à l’alphabet non plus?
Ne trouvez-vous pas que j’ai un talent particulier pour les souhaits qui font fondre?
Cette carte me fait un peu penser à Sudbury. Ne me demandez pas pourquoi.
Imprimez et offrez à un ami, en cette si belle journée. J'ai mis une ligne pour plier droit.
mardi 16 septembre 2008
Cinéfest Sudbury, chapeau de poil et p'tits vieux qui fument
Je vais rarement voir les films Gala à Cinéfest Sudbury, le Festival international du film. Pas parce que la sélection ne me plaît pas. Parce que je n’éprouve pas de sympathie particulière pour les formules « spectacle suivi de réception ». Je suis beaucoup trop solitaire et « interne » pour me retrouver parmi des centaines de cinéphiles qui picolent après avoir vécu deux heures de ma vie dans l’univers d’un autre. J’ai ce besoin malsain de converser avec moi-même et mes amis imaginaires avant de répondre à la fameuse question que me posent mes amis en chair et en os après un événement culturel : « T’as trouvé ça comment? »
Ma mère dirait que je suis sauvage. Si je pouvais seulement me débarrasser de ma peur des ours, je m’installerais dans une petite cabane en bois rond dans le fin fond des bois, avec mes bottes de peau de castor, mes collants mauves – 30 degrés Celsius, mon chapeau de vison à l’arrière-grand-mère, et mon arc et mes flèches MEC. Je deviendrais ainsi la deuxième femme de la lignée familiale à tasser dans un coin la civilisation, après Émilie, première femme pionnière du Yukon. Ou la quatrième? La cinquième? Bof, après toutes celles qu'on a shippé dans le nord ontarien sur le bord de la 11, au début du XXe.
Bref, revenons au cinéma! Je me suis permise, hier soir, une folle dépense (frugale que je suis!): un billet de Gala à 20 $ pour n’aller voir que le film! Celui du Britannique Mike Leigh, Happy-Go-Lucky. Pas de regrets pour trois raisons :
1) L’exubérante garde-robe de Poppy, la joyeuse première, belle à l’anglaise (que j’aime les Britanniques pour ça. Ils trouvent la beauté féminine dans l’unique, pas dans le plastique).
2) La scène sous le pont qui m’a donné envie d’oublier ma langue pour en inventer une à moi toute seule.
3) Le groupe de p’tits vieux ricaneux, assis à côté de moi. Ils m’on donné le goût de faire avancer le temps, de filer vers la soixantaine pour (ré) agir comme une enfant en foule adulte. Voici un court extrait de conversation entre l’un d’entre eux et moi (pour vous donner une idée) :
Ma mère dirait que je suis sauvage. Si je pouvais seulement me débarrasser de ma peur des ours, je m’installerais dans une petite cabane en bois rond dans le fin fond des bois, avec mes bottes de peau de castor, mes collants mauves – 30 degrés Celsius, mon chapeau de vison à l’arrière-grand-mère, et mon arc et mes flèches MEC. Je deviendrais ainsi la deuxième femme de la lignée familiale à tasser dans un coin la civilisation, après Émilie, première femme pionnière du Yukon. Ou la quatrième? La cinquième? Bof, après toutes celles qu'on a shippé dans le nord ontarien sur le bord de la 11, au début du XXe.
Bref, revenons au cinéma! Je me suis permise, hier soir, une folle dépense (frugale que je suis!): un billet de Gala à 20 $ pour n’aller voir que le film! Celui du Britannique Mike Leigh, Happy-Go-Lucky. Pas de regrets pour trois raisons :
1) L’exubérante garde-robe de Poppy, la joyeuse première, belle à l’anglaise (que j’aime les Britanniques pour ça. Ils trouvent la beauté féminine dans l’unique, pas dans le plastique).
2) La scène sous le pont qui m’a donné envie d’oublier ma langue pour en inventer une à moi toute seule.
3) Le groupe de p’tits vieux ricaneux, assis à côté de moi. Ils m’on donné le goût de faire avancer le temps, de filer vers la soixantaine pour (ré) agir comme une enfant en foule adulte. Voici un court extrait de conversation entre l’un d’entre eux et moi (pour vous donner une idée) :
P’tit vieux (en ricanant): Don’t mind my friend.
Suflureuse (en ricanant, elle aussi) : Oh! I really don’t mind.
P’tit vieux (sérieux) : He smoked tonight.
Sulfureuse (sérieuse) : Oh!
P’tit vieux (sérieux) : Oh, no! Not pot. Cigarettes. They are very dangerous, you know.
P’tit vieux, ses copains et Sulfureuse: fou rire général
Foule (tournant ses trois cents paires d’yeux vers nous) : shhhhhhhhhhhhhhhhht!
dimanche 14 septembre 2008
Qu'y a-t-il à faire à Sudbury?
Qu’y a-t-il à faire à Sudbury? Drôle de question. Pourquoi toujours tenir à ce qu’il y ait des choses à faire, peu importe ou l’on se trouve? Vous aimez quoi, au juste? Visiter des musées, des galeries, aller au théâtre, assister à un concert, un match de hockey, bouffer dans un bon resto, apprendre la cuisine française, prendre un verre , faire du sport, lire, suivre des cours à l’université, apprendre le russe? Vous cherchez quoi, au juste? Le divertissement, le plein air, la forme, l’équilibre, la tristesse, le bonheur, l’émotion, la richesse, la gloire, la misère, l’anonymat ?
Qu’y a-t-il à faire chez vous qui ne ressemble pas à ce qu’on trouve ailleurs? N’êtes-vous heureux qu’en faisant ce qu’il y a faire chez vous? Vous combleriez votre bonheur en trouvant plus à faire ailleurs? Détestez-vous à ce point votre propre personne pour lui refuser, ne serait-ce qu’une journée, un répit de votre constant état actif?
Arrêtez de poser cette question. Elle est inutile. Il n’y a plus de rien à faire nulle part.
Qu’y a-t-il à faire chez vous qui ne ressemble pas à ce qu’on trouve ailleurs? N’êtes-vous heureux qu’en faisant ce qu’il y a faire chez vous? Vous combleriez votre bonheur en trouvant plus à faire ailleurs? Détestez-vous à ce point votre propre personne pour lui refuser, ne serait-ce qu’une journée, un répit de votre constant état actif?
Arrêtez de poser cette question. Elle est inutile. Il n’y a plus de rien à faire nulle part.
vendredi 12 septembre 2008
Happy Birthday Sudbury!
Il n’y a rien comme un feu de joie communautaire, un hot-dog cuit dans un poêlon avec du bon ketchup Heinz, un morceau de gâteau transgénique et un spectacle pyrotechnique en arrière-plan pour célébrer le 125e anniversaire d’une ville.
- Euh… Y vont-tu faire une carte postale avec ça, au département de tourisme ?
Plus tôt, cet été, en l’occasion de son 125e, le Greater, barre oblique, Grand, espace, Sudbury nous offrait même la merveilleuse chance de remporter un voyage pour deux à Québec, en l’occasion de son 400e.
- Euh… Ben…, c’est sur que… 400 ans,… c’est plus vieux que… 125 ?
Imaginez-vous ma folle et joyeuse décontenance en apprenant que la ville que j’aime tant présenterait ÉGALEMENT, oh, joie, dans le cadre de ces pompeuses festivités, une parade du Père Noël !
- Euh… Vous n’en aviez pas une avant, une Santa Claus Parade ?
Joyeux 125e anniversaire, Sudbury !
- On vas-tu prendre une bière à Frood ?
- Euh… Y vont-tu faire une carte postale avec ça, au département de tourisme ?
Plus tôt, cet été, en l’occasion de son 125e, le Greater, barre oblique, Grand, espace, Sudbury nous offrait même la merveilleuse chance de remporter un voyage pour deux à Québec, en l’occasion de son 400e.
- Euh… Ben…, c’est sur que… 400 ans,… c’est plus vieux que… 125 ?
Imaginez-vous ma folle et joyeuse décontenance en apprenant que la ville que j’aime tant présenterait ÉGALEMENT, oh, joie, dans le cadre de ces pompeuses festivités, une parade du Père Noël !
- Euh… Vous n’en aviez pas une avant, une Santa Claus Parade ?
Joyeux 125e anniversaire, Sudbury !
- On vas-tu prendre une bière à Frood ?
jeudi 11 septembre 2008
Plaidoyer pour une Trash Radio à Sudbury. Et puis, non.
Je fais trop souvent semblant d’aimer, ici, et je me tais plus qu’à mon tour.
Le monde est petit et je n’ai pas encore le tour de dire ce que je pense sans blesser. Je n’en ai pas le courage, non plus… Et je ne l’aurai probablement jamais (Mais ça, c’est une autre histoire).
Il y a ce principe, dans notre milieu, étouffant, qu’une critique devrait toujours être constructive. Il ne faudrait pas contribuer à la désacralisation d’un membre de la famille (nous sommes si peu nombreux). Il ne faudrait pas trop faire mal tout d’un coup (nous sommes si faibles).
À petite dose hypocrite, c’est mieux? Chaque fois qu’on me fait le coup (et on me le fait, je suis pas bête, hein) de la critique masquée d’encouragements gaga-gougou, je rage à l’intérieur. Vous aimez ça, vous, vous en faire passer une en douceur? La prochaine fois, j’explose, je vous le jure! Bon, non, grande parleuse, petite faiseuse, pas de courage, je demeurerai silencieuse, mais dans ma tête, ce ne sera pas beau. Oh! Que oui, monsieur.
Pourquoi tant d’intolérance face à la critique, alors que nous semblons si bien faire avec l’incompétence, le moins bon, le « juste correct », le niaiseux?
Même les bons fuient comme la peste la critique, ici (Mais ça, c’est une autre histoire).
Pourquoi avoir si peur du feu, de l’explosion démesurée mais bien sentie?
Pourquoi toujours peser avant de dire le moindre reproche?
Et puis, grande parleuse petite faiseuse, pour qui tu te prends de dire aux autres d’élever la voix si la tienne n’a jamais même chuchoté un contre-mot?
Le monde est petit et je n’ai pas encore le tour de dire ce que je pense sans blesser. Je n’en ai pas le courage, non plus… Et je ne l’aurai probablement jamais (Mais ça, c’est une autre histoire).
Il y a ce principe, dans notre milieu, étouffant, qu’une critique devrait toujours être constructive. Il ne faudrait pas contribuer à la désacralisation d’un membre de la famille (nous sommes si peu nombreux). Il ne faudrait pas trop faire mal tout d’un coup (nous sommes si faibles).
À petite dose hypocrite, c’est mieux? Chaque fois qu’on me fait le coup (et on me le fait, je suis pas bête, hein) de la critique masquée d’encouragements gaga-gougou, je rage à l’intérieur. Vous aimez ça, vous, vous en faire passer une en douceur? La prochaine fois, j’explose, je vous le jure! Bon, non, grande parleuse, petite faiseuse, pas de courage, je demeurerai silencieuse, mais dans ma tête, ce ne sera pas beau. Oh! Que oui, monsieur.
Pourquoi tant d’intolérance face à la critique, alors que nous semblons si bien faire avec l’incompétence, le moins bon, le « juste correct », le niaiseux?
Même les bons fuient comme la peste la critique, ici (Mais ça, c’est une autre histoire).
Pourquoi avoir si peur du feu, de l’explosion démesurée mais bien sentie?
Pourquoi toujours peser avant de dire le moindre reproche?
Et puis, grande parleuse petite faiseuse, pour qui tu te prends de dire aux autres d’élever la voix si la tienne n’a jamais même chuchoté un contre-mot?
mercredi 10 septembre 2008
Sombre sombre Sudbré

Aujourd’hui, Sudbury ou un petit goût de soufre sucré vous propose une incursion dans le merveilleux monde du passé par le biais d'archives télévisuelles.
Le 24 septembre 1958, Inco déclenche sa première grève du nickel à Sudbury. Plusieurs magasins ferment leurs portes. En apprenant ça, la Télévision nationale de Radio-Canada envoie son envoyé spécial de Montréal couvrir la chose. Il y rencontre une dizaine d’hommes qui tournent autour de UN piquet dans un désert, des p’tits gars souriants buvant leur thé autour d’une table (à qui on a sûrement dit de faire comme si), des cols blancs qui courent les ventes (des magasins qui vont fermer), et le charmant M. Ouèllette qui prononce Sudbré (j’aime ça).
Ce fut, effectivement, pour reprendre le propos de l’envoyé, la période la plus sombre de l'histoire de Sudbré.
Le 24 septembre 1958, Inco déclenche sa première grève du nickel à Sudbury. Plusieurs magasins ferment leurs portes. En apprenant ça, la Télévision nationale de Radio-Canada envoie son envoyé spécial de Montréal couvrir la chose. Il y rencontre une dizaine d’hommes qui tournent autour de UN piquet dans un désert, des p’tits gars souriants buvant leur thé autour d’une table (à qui on a sûrement dit de faire comme si), des cols blancs qui courent les ventes (des magasins qui vont fermer), et le charmant M. Ouèllette qui prononce Sudbré (j’aime ça).
Ce fut, effectivement, pour reprendre le propos de l’envoyé, la période la plus sombre de l'histoire de Sudbré.
mardi 9 septembre 2008
J'aurais voulu être une Alain Harvey
Si vous vivez à Sudbury et que vous ne connaissez pas encore Alain Harvey, c’est qu’on ne vous a pas encore expliqué le lien généalogique qui vous lie à lui. Croyez-moi, il y en a un et on le trouvera, quelque part entre Moosonee et Delhi. L’existence d’un monde alors insoupçonné vous sera révélé.
Alain Harvey, c’est LE personnage de la ville. Si Fred Pellerin était né à Sudbury, Alain Harvey serait sa muse.
De passage dans la minière? Tentez de trouver Alain Harvey. Ça ne devrait pas être trop compliqué et l’expérience sera franchement plus enrichissante qu’une visite à Science Nord.
Lorsque la Sulfureuse aura l’audace de vous présenter son premier film, il s’intitulera « J’aurais voulu être une Alain Harvey », parce qu’elle rêve qu’on lui dédicace, à elle aussi, un poème.
À suivre...
Hanmer bowling blues
(pour Alain Harvey)
J’oublie tout ce que
je connais
tout ce que
j’ai connu et
je recommence
nu comme
une larve
habillée
en monde.
Assis là
comme une
boule de quilles
que personne ne veut
assis là
tout rond
tout neuf
tout plein
de trous.
Partrice Desbiens, Hennissements (Prise de parole, 2002), p. 91.
Alain Harvey, c’est LE personnage de la ville. Si Fred Pellerin était né à Sudbury, Alain Harvey serait sa muse.
De passage dans la minière? Tentez de trouver Alain Harvey. Ça ne devrait pas être trop compliqué et l’expérience sera franchement plus enrichissante qu’une visite à Science Nord.
Lorsque la Sulfureuse aura l’audace de vous présenter son premier film, il s’intitulera « J’aurais voulu être une Alain Harvey », parce qu’elle rêve qu’on lui dédicace, à elle aussi, un poème.
À suivre...
Hanmer bowling blues
(pour Alain Harvey)
J’oublie tout ce que
je connais
tout ce que
j’ai connu et
je recommence
nu comme
une larve
habillée
en monde.
Assis là
comme une
boule de quilles
que personne ne veut
assis là
tout rond
tout neuf
tout plein
de trous.
Partrice Desbiens, Hennissements (Prise de parole, 2002), p. 91.
lundi 8 septembre 2008
Le train, le clou et le marteau
La nuit, les trains passent au triage. L’impact ferreux des wagons démaillés puis repoussés fait trembler la maison. Les clous sortent de partout.
Chaque nuit, en me traînant nu-pieds vers les toilettes, je me fends l’orteil sur une tête qui dépasse du plancher de bois franc.
Chaque fois, je dis ça y est, je l’arrache, ce clou, je le repousse dedans son plancher, puis non, à demain, je suis trop fatiguée.
Le matin, je songe au marteau qu’on m’a piqué, au nouveau que je devrais, que je dois, que j’aurais dû acheter il y a huit mois, puis non, à quoi ça sert, je n’ai qu’à faire attention la prochaine fois.
Chaque nuit, en me traînant nu-pieds vers les toilettes, je me fends l’orteil sur une tête qui dépasse du plancher de bois franc.
Chaque fois, je dis ça y est, je l’arrache, ce clou, je le repousse dedans son plancher, puis non, à demain, je suis trop fatiguée.
Le matin, je songe au marteau qu’on m’a piqué, au nouveau que je devrais, que je dois, que j’aurais dû acheter il y a huit mois, puis non, à quoi ça sert, je n’ai qu’à faire attention la prochaine fois.
samedi 6 septembre 2008
Retourne chez toi et laisse-moi tranquille
Pour une fille de la 11, des pommes de terre violettes, c’est impressionnant. J’ai goûté à un avocat pour la première fois à 20 ans. Mes premiers fromages (pas en crottes) aussi, vers cet âge. J’y ai tout de suite pris goût et je goûte depuis à toutes sortes de nouvelles choses.
Je n’ai jamais pourtant senti qu’on m’avait privée de quoi que ce soit comme enfant kapuskoise. J’ai connu des goûts qu’on fréquente peu, encore aujourd’hui : de la soupe aux gourganes (que je déteste), du gibier sauvage, des slounes (grosses galettes de chasse qu’on enveloppe dans le foil et qu’on traîne dans nos poches dans le bois en cas de fringale). J’ai connu aussi cette liberté de petit village, étrangère aux enfants modernes des villes, super protégés, enveloppés, casqués.
Lorsque je retourne chez moi, où je suis née et j’ai joué, je quitte un monde nouveau pour retrouver l’ancien, que j’aime aussi. Également? Peut-être pas. Particulièrement, oui. Même si je n’y ferais pas ma vie, il y a une insouciance de vivre là-bas, une simplicité, une mélancolie qui me plaît à en mourir. Et la neige qui reste blanche.
Cela me surprend toujours de rencontrer quelqu’un qui s’ennuie de façon chronique de son chez soi, qui vit mal avec ce qu’il laisse derrière, souvent temporairement. Certains lieux nous habiterons toujours plus que d’autres et nous y retournerons naturellement. Mais en attendant, pourquoi s’en tenir à ce qui n’y est pas, à ce qu’on n’y retrouve pas, à ce qui ne nous ressemble pas? Pourquoi tenir autant à convaincre ceux qui l’habitent confortablement qu’ils ont fait le mauvais choix?
Retourne chez toi et laisse-moi tranquille. J'en ferai de même.
Je n’ai jamais pourtant senti qu’on m’avait privée de quoi que ce soit comme enfant kapuskoise. J’ai connu des goûts qu’on fréquente peu, encore aujourd’hui : de la soupe aux gourganes (que je déteste), du gibier sauvage, des slounes (grosses galettes de chasse qu’on enveloppe dans le foil et qu’on traîne dans nos poches dans le bois en cas de fringale). J’ai connu aussi cette liberté de petit village, étrangère aux enfants modernes des villes, super protégés, enveloppés, casqués.
Lorsque je retourne chez moi, où je suis née et j’ai joué, je quitte un monde nouveau pour retrouver l’ancien, que j’aime aussi. Également? Peut-être pas. Particulièrement, oui. Même si je n’y ferais pas ma vie, il y a une insouciance de vivre là-bas, une simplicité, une mélancolie qui me plaît à en mourir. Et la neige qui reste blanche.
Cela me surprend toujours de rencontrer quelqu’un qui s’ennuie de façon chronique de son chez soi, qui vit mal avec ce qu’il laisse derrière, souvent temporairement. Certains lieux nous habiterons toujours plus que d’autres et nous y retournerons naturellement. Mais en attendant, pourquoi s’en tenir à ce qui n’y est pas, à ce qu’on n’y retrouve pas, à ce qui ne nous ressemble pas? Pourquoi tenir autant à convaincre ceux qui l’habitent confortablement qu’ils ont fait le mauvais choix?
Retourne chez toi et laisse-moi tranquille. J'en ferai de même.
jeudi 4 septembre 2008
Sudbury porte comme personne son coton ouaté avec des loups
Sudbury fait bonne figure dans la blogosphère. Surtout depuis que j’ai commencé à en parler!
Mis à part MOI, il y en a d’autres aussi qui ont des choses à dire sur cette ville. Ils ne possèdent peut-être pas la finesse de mon esprit, l’acuité de mon regard ou la justesse de mon intuition, mais ils ont des impressions à communiquer sur Sudbury, et, sieurs et dames, comme MOI vous le savez, tout ce qui compte dans ce monde n’est qu’impression.
Comment alors pourrions-nous éprouver de la surprise si notre jugement premier n’était pas basé sur l’impression?
Comment aurai-je pu me délecter avec autant de joie, oh! joie, aujourd’hui en apprenant que le grand chef de l’institution pour laquelle j’œuvre et j’œuvre (en s’essuyant le front) était aussi Yogi, si je ne m’étais pas fait de lui (sans fondement) une première impression de rigidité (on parle ici de personnalité)?
Bref, google fouille chaque jour les blogues de notre grosse planète Terre et déterre pour moi tous les billets qui font mention de Sudbury. Je suis depuis la vie d’une Française venue s’y établir pour travailler et d’un pilote de l’air d’origine québécoise qui y exerce son anglais en donnant des directives aux autres pilotes qui flottent dans l'air (???) (???) (???).
J’ai appris que La gousse craintive croit, en parlant de cultures minoritaires, que perdre Sudbury fait moins de peine que perdre Valence (J’y réfléchis. J’y réfléchis) et que le drôle de Mike Ward avait peur de rencontrer ici une foule dont l’âge moyen était de 109 ans (À moins que les statistiques aient changé, ce n’est pas dans le nord ontarien qu’on s’établit pour vivre vieux).
Et Dirk Diggler de répondre à l’humoriste nerveux : « Inquiète toi pas Mike. Sudbury, c’est comme le Klondyke pour les gens de l’Abitibi. Tous ceux qui ont pas eu de job à Rouyn se réfugie à Sudbury. Fais pas d’jokes sur les coton-ouatés avec des loups, tu vas te faire arracher la tête. C’est probablement là qu’est l’usine… C’est peut-être même le moteur économique de la place. »
Aveu coupable de petit goût de soufre sucré (en chuchotant, la tête baissée) : Les cotons-ouatés avec des loups, je commence à aimer ça… La preuve qu’à force d’y goûter, on commence à aimer… (???) (???) (???)
J’ai aussi appris cette semaine, grâce à la blogosphère et mon obsession, que Québec et Montréal sont devancées par Sudbury et Saskatoon dans une étude sur les villes les plus intelligentes du Canada. Y en a qui n'ont pas aimé ça.
Des impressions, des impresssions...
Mis à part MOI, il y en a d’autres aussi qui ont des choses à dire sur cette ville. Ils ne possèdent peut-être pas la finesse de mon esprit, l’acuité de mon regard ou la justesse de mon intuition, mais ils ont des impressions à communiquer sur Sudbury, et, sieurs et dames, comme MOI vous le savez, tout ce qui compte dans ce monde n’est qu’impression.
Comment alors pourrions-nous éprouver de la surprise si notre jugement premier n’était pas basé sur l’impression?
Comment aurai-je pu me délecter avec autant de joie, oh! joie, aujourd’hui en apprenant que le grand chef de l’institution pour laquelle j’œuvre et j’œuvre (en s’essuyant le front) était aussi Yogi, si je ne m’étais pas fait de lui (sans fondement) une première impression de rigidité (on parle ici de personnalité)?
Bref, google fouille chaque jour les blogues de notre grosse planète Terre et déterre pour moi tous les billets qui font mention de Sudbury. Je suis depuis la vie d’une Française venue s’y établir pour travailler et d’un pilote de l’air d’origine québécoise qui y exerce son anglais en donnant des directives aux autres pilotes qui flottent dans l'air (???) (???) (???).
J’ai appris que La gousse craintive croit, en parlant de cultures minoritaires, que perdre Sudbury fait moins de peine que perdre Valence (J’y réfléchis. J’y réfléchis) et que le drôle de Mike Ward avait peur de rencontrer ici une foule dont l’âge moyen était de 109 ans (À moins que les statistiques aient changé, ce n’est pas dans le nord ontarien qu’on s’établit pour vivre vieux).
Et Dirk Diggler de répondre à l’humoriste nerveux : « Inquiète toi pas Mike. Sudbury, c’est comme le Klondyke pour les gens de l’Abitibi. Tous ceux qui ont pas eu de job à Rouyn se réfugie à Sudbury. Fais pas d’jokes sur les coton-ouatés avec des loups, tu vas te faire arracher la tête. C’est probablement là qu’est l’usine… C’est peut-être même le moteur économique de la place. »
Aveu coupable de petit goût de soufre sucré (en chuchotant, la tête baissée) : Les cotons-ouatés avec des loups, je commence à aimer ça… La preuve qu’à force d’y goûter, on commence à aimer… (???) (???) (???)
J’ai aussi appris cette semaine, grâce à la blogosphère et mon obsession, que Québec et Montréal sont devancées par Sudbury et Saskatoon dans une étude sur les villes les plus intelligentes du Canada. Y en a qui n'ont pas aimé ça.
Des impressions, des impresssions...
mercredi 3 septembre 2008
Map de Sudbury, version sulfureuse

N’ayant pas reçu le don de l’orientation à sa naissance, Sudbury ou un petit goût de soufre sucré pointe le nord lorsqu’on lui demande le sud, ne sait répondre que « c’est par là » à un pauvre touriste égaré et connaît le nom de sa rue, c’est à peu près tout.
Mais parce que son cœur palpite de bonheur chaque fois qu’elle pense à Grand Ciel Bleu, notre librairie générale de langue française, elle a décidé aujourd’hui, en l’occasion de son ouverture officielle, de se départir de cette terrible faiblesse, se surpasser! VISER L'EXCELLENCE! en vous préparant un petit parcours piétonnier sur carte au centre-ville de Sudbury.
Parce qu’elle veut tellement que vous y mettiez les pieds dans cette librairie made in Sudbury, si ce n’est qu’une seule fois.
Mais parce que son cœur palpite de bonheur chaque fois qu’elle pense à Grand Ciel Bleu, notre librairie générale de langue française, elle a décidé aujourd’hui, en l’occasion de son ouverture officielle, de se départir de cette terrible faiblesse, se surpasser! VISER L'EXCELLENCE! en vous préparant un petit parcours piétonnier sur carte au centre-ville de Sudbury.
Parce qu’elle veut tellement que vous y mettiez les pieds dans cette librairie made in Sudbury, si ce n’est qu’une seule fois.
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