mercredi 28 janvier 2009

Une vieille fournaise qui ne cède pas

L’absurdité bouleverse le cours de mes jours d’une vraie façon. Ces temps-ci, il me semble plus déraisonnable de croire en l’échec des hommes qu’à leur splendeur. Comme le tremblement de la maison au passage des trains, le froid qui s’installe dans mes os lorsque je sors dans l’hiver mal habillée, la vieille fournaise qui fait chaque jour presque défaut mais refuse de céder, les courbatures qui suivent le mauvais rhume, la roche noire qui entoure mon centre-ville, mon cœur, parfois, l’absurdité s’accroche à moi dernièrement, tellement fort, qu’elle en devient légère comme un quotidien réconfortant et extraordinaire.

mardi 13 janvier 2009

Tomber dans l'amusement

Lors des derniers mois, je n’ai fait que des choses que j’aime pour voir ce que ça allait donner. Écrire égoïstement, sans but ni cause noble, bloguer, raconter n’importe quoi, lire des livres qui ne changent rien à la vie, surligner les beaux passages qui ne changent rien à la vie, marcher au bord du lac, dans les rues, la neige, la sloche, la glace, perdre l’équilibre sur un coin sans tomber, croire aux miracles, aller au cinéma l’après-midi, à la pharmacie l’avant-midi, étirer le café du matin jusqu’à midi, danser en bas glissant sur le plancher de bois franc, faire le ménage des vieux vêtements, essayer une vieille paire de jeans, circa 1994, qui ne fait plus, la replier en se disant que l’année prochaine…, écrire des lettres familières à un étranger, fumer même si on a lâché.

Dormir. J’aime bien dormir.

Lors des derniers mois, je me suis laissée emporter par mon amour du banal, de la lenteur, du rien, du sans substance. Et j’ai pris du retard. Du retard sur les promesses faites en dépit des désirs, les obligations que l’on s’impose parce que les autres ont cette image de nous et qu’elle ressemble à de la crédibilité. J’ai pris du retard sur tout ce que je fais semblant d’aimer avec passion.

Maintenant, je me rattrape et c’est plat, plat, blah.

Donnez-moi une semaine et je retombe dans l’amusement sulfureux à pleine planche.

Bonne année 2009 ! (Briser des promesses, c'est ma résolution. C'est maintenant fait)

lundi 5 janvier 2009

Je ne parlerai pas de la nouvelle année

Il n’y a que continuer qui compte.