mercredi 28 octobre 2009
Un peu de soleil pour sécher un souvenir humide
Le matin brumeux s’est décomposé dans ma tête. Il y a maintenant un peu de soleil qui sèche l’humidité du souvenir. J’ai l’impression aujourd’hui de trouver un peu de pureté sur la ligne entre le rêve et la réalité, un peu d’espoir entre l’erreur et les terres oubliés. Je n’ai plus le goût d’utiliser des moyens pour en arriver à une fin. Je moyenne pour moyenner. C'est bien assez.
lundi 26 octobre 2009
678 jours de pluie
Je l’aime ma ville, même lorsqu’il pleut dessus 678 jours par année.
J’aime marcher dans Sudbury sous un parapluie, ne pas tout à fait voir devant, fixer le sol, pas les gens.
Je l’aime ma ville parce qu’elle est triste souvent. J’ai le goût de la prendre dans mes bras, la réconforter, lui dire que ce n’est pas vrai qu’elle vaut moins qu’une autre, lui faire croire que le ciel existe.
Je l’aime ma ville même si elle ne se lève qu’à la défense de ses routes, jamais de ses idées, même si elle refuse de voir l’avenir, juste aujourd’hui.
Je l’aime ma ville, parce qu’elle ne se croit pas faite pour durer.
J’aime marcher dans Sudbury sous un parapluie, ne pas tout à fait voir devant, fixer le sol, pas les gens.
Je l’aime ma ville parce qu’elle est triste souvent. J’ai le goût de la prendre dans mes bras, la réconforter, lui dire que ce n’est pas vrai qu’elle vaut moins qu’une autre, lui faire croire que le ciel existe.
Je l’aime ma ville même si elle ne se lève qu’à la défense de ses routes, jamais de ses idées, même si elle refuse de voir l’avenir, juste aujourd’hui.
Je l’aime ma ville, parce qu’elle ne se croit pas faite pour durer.
samedi 24 octobre 2009
Un champignon dans l'arbre
mercredi 21 octobre 2009
Crache! Crache! ton soufre
Il exhibe le faux et ses jeux en toute franchise et sans remords, comme la cheminée crache son soufre sur les autres pour son propre bien. J’aimerais déplorer mais je suis bouche bée.
lundi 12 octobre 2009
Manifeste pour l'abolition de nous
Parce qu’il y a tant de choses à comprendre que nous ne comprenons pas, et tant de mots pour nous les expliquer que nous n’entendons pas, et tant de réelles simplicités qui nous échappent,
parce que notre curiosité est étouffée chaque fois que nous pénétrons dans ce lieu, et parce qu’on nous crève les yeux avec des balles d’air chaque fois que nous osons poser des questions, que nous laissons passer pour du rien l’extra, super, multicolore,
parce qu’il y a trop de béton froid à payer, et pas assez d’humains lumineux pour le réchauffer,
et parce que nous n’avons pas la force de nous résister, de résister à notre propre rigidité,
pour sauver notre fragilité,
il est de notre devoir d’adhérer à notre abolition,
de ne pas recommencer,
pour sauver l’opération.
parce que notre curiosité est étouffée chaque fois que nous pénétrons dans ce lieu, et parce qu’on nous crève les yeux avec des balles d’air chaque fois que nous osons poser des questions, que nous laissons passer pour du rien l’extra, super, multicolore,
parce qu’il y a trop de béton froid à payer, et pas assez d’humains lumineux pour le réchauffer,
et parce que nous n’avons pas la force de nous résister, de résister à notre propre rigidité,
pour sauver notre fragilité,
il est de notre devoir d’adhérer à notre abolition,
de ne pas recommencer,
pour sauver l’opération.
vendredi 9 octobre 2009
Duel des super poètes dans le Sudbury Glam-Tunnel
Du cutting-edge performance à la sudburoise.
Visionnez les poètes en vidéo sur le site de la Galerie du Nouvel-Ontario.
Visionnez les poètes en vidéo sur le site de la Galerie du Nouvel-Ontario.

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dimanche 4 octobre 2009
Gibelotte du dimanche pour récupérer
C’est en écrivaillant que l’on se cherche, que l’on espère mal imiter les autres, pour s’écarter consciemment d’un soi omniprésent, péteux et pédant. Je ne savais même pas que l’on construisait un deuxième beau Walmart à Sudbury. Je l’ai vu en sortant du SilverCity où je suis aller voir Capitalism : a Love Story. On remercie toujours les partenaires avant un show, mais les partenaires ne vont jamais voir les spectacles. Pensez-vous que je devrais ramasser mes tomates ou les laisser rougir encore un peu?
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