jeudi 30 avril 2009
L'art des communiqués
Pourquoi tient-on tant à se faire passer pour du vide? À dire avec trop de mots ce qu’on n’est pas? À cacher avec du maquillage verbal le ridicule et la folie qui nous habitent? Un idiot crie dans l’autobus chaque matin, et je le comprends mieux qu’un communiqué de trois pages qui n’annonce rien.
vendredi 24 avril 2009
dimanche 12 avril 2009
Du vide, pour rêver et angoisser
Le centre-ville est fantôme en ce dimanche de Pâques. J’ai encore de la difficulté à choisir entre mon amour du lieu vide et mon désir de voir du monde l’habiter. Un lieu sans humains réconforte mon âme sauvage-solitude, nourrit ma curiosité face à la finitude.
Un lieu rempli de fourmis travailleuses, dynamiques et axées sur le but, aurait une espérance de vie plus élevée, comme un centre d’achat en banlieue, par exemple, ou une grande surface sur le bord de la route, à l’entrée d’une ville...
... Mais les foules m’exaspèrent, et les centres d’achat qu’elles appuient bêtement ne meurent pas.
Les hommes ne durent pas, ne dureront jamais, mais ils choisissent les choses et les lieux qu’ils veulent voir durer, pour la postérité.
Le reste, devient du vide, pour rêver et angoisser.
Un lieu rempli de fourmis travailleuses, dynamiques et axées sur le but, aurait une espérance de vie plus élevée, comme un centre d’achat en banlieue, par exemple, ou une grande surface sur le bord de la route, à l’entrée d’une ville...
... Mais les foules m’exaspèrent, et les centres d’achat qu’elles appuient bêtement ne meurent pas.
Les hommes ne durent pas, ne dureront jamais, mais ils choisissent les choses et les lieux qu’ils veulent voir durer, pour la postérité.
Le reste, devient du vide, pour rêver et angoisser.
dimanche 5 avril 2009
Endurer l'endurance
Rien ne dure, même les bonnes choses. Ici, Il y a de l’endurance, mais pas de durabilité. Il faut s’y faire, accepter de vieillir plus vite, moins bien. Donner tout et, en retour, recevoir de l’air lourde. Pour respirer, ici, il faut accepter d’accueillir en soi le cancer. Et le cancer, on l’apprivoise, parce que sans lui, les bonnes choses dureraient plus longtemps, et on oublierait qu’elles étaient bonnes, qu’elles n’étaient pas faites pour durer.
vendredi 3 avril 2009
Procès verbal: vendredi, pluie, Sudbury
1. Les gouttes et le toit font de la musique.
2. Les marches en pierre de ma demeure sont en décomposition.
3. Les cheveux des gens qui frisent sont encore plus frisés.
4. Les nids de poule, remplis d’eau, sont des miroirs.
5. Les reflets des camions dans l’eau des nids sont plus beaux que les camions.
6. L’intérieur de mon bureau est moins étouffant.
7. La glace sur le lac Ramsey est mouillée.
8. Je me trouve à cinq kilomètres de la bière dans mon réfrigérateur.
9. Cinq kilomètres sous la pluie, sans parapluie, c’est correct quand la destination est intérieure.
10. Je sais pu quoi dire.
... Proposé. Appuyé.
jeudi 2 avril 2009
Précis de longueurs
Je suis en plein dans le court.
Je n’ai plus de tolérance pour le long. Les discours longs, les romans longs, les traités de philosophie longs, les politiques longues, les poèmes longs, les recettes longues, les spectacles longs, les films longs, les points de vue longs. Je suis en plein dans l’ère des blogues, des micro-blogues, des web-épisodes, des mises à jour d’état.
Mon intolérance au long est-elle la conséquence de ma tolérance à l’influence?
Peut-être.
Suis-je victime de mon ère technologique?
Un peu.
De mon nord pas très bavard?
Beaucoup.
De mon espace-Sudbury?
Énormément.
Des têtes solitaires?
À la folie.
Les longueurs, c’est pour dire du vide.
Je n’ai plus de tolérance pour le long. Les discours longs, les romans longs, les traités de philosophie longs, les politiques longues, les poèmes longs, les recettes longues, les spectacles longs, les films longs, les points de vue longs. Je suis en plein dans l’ère des blogues, des micro-blogues, des web-épisodes, des mises à jour d’état.
Mon intolérance au long est-elle la conséquence de ma tolérance à l’influence?
Peut-être.
Suis-je victime de mon ère technologique?
Un peu.
De mon nord pas très bavard?
Beaucoup.
De mon espace-Sudbury?
Énormément.
Des têtes solitaires?
À la folie.
Les longueurs, c’est pour dire du vide.
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