jeudi 21 août 2008

Blog-marketing 101: Quand on sait qu'un quelqu'un consulte son blogue et qu'il aime ça, on s'en sert!

Vous avez bien aimé la petite expérience de la très débrouillarde bière la plus frette dans l’fridge que je vous proposais mardi dernier, White don’t you speak French à Sudburé ? J’en suis ravie.

Cette entrée a reçu quatre commentaires (un record!), dont celui de Normand Renaud. Oui, vous avez bien lu, Normand Renaud, le célèbre billettiste et auteur jeunesse!

Avec une telle reconnaissance, je serai bientôt victime de mon propre succès. Mais je vous promets de ne pas changer.

Et puis tiens, je vous partage son commentaire (décousu? As if!) ci-dessous. J’ai aussi placé dans la section Sudbury Cité, le billet qu'il avait livré à la radio de Radio-Canada à ce sujet et publié plus tard dans De face et de billets : une chronique d’humeur franco-ontarienne (Prise de parole, 2002).

En passant, c'est un autre livre qui mérite mes quatre étoiles sulfureuses, livre que toutes les écoles canadiennes-françaises devraient offrir en cadeau à chaque élève. Tiens, en voilà une idée ! (tournure empruntée)


NORMAND RENAUD sur White don't you speak French à Sudbury: C'était, je crois, au début des années 90. Le COR et l'APEC étaient en verve et menaient une campagne de lettres à l'éditeur contre le bilinguisme… que le Sudbury Star et le Northern Life publiaient avec une complaisance manifestement intéressée malgré les erreurs de fait qui s'y accumulaient comme de la fiente de pigeons. Sans compter les erreurs de jugement, mais ça...

J'ai répliqué trois fois, on m'a publié trois fois et chaque fois une réplique encore plus « colonne » à mes arguments autrement intelligents apparaissait dans l'édition suivante. Puis là l'éditeur s'est mêlé de déplorer « the extremists on both sides of the language barrier ».

Ma quatrième et ultime lettre a été celle que j'ai envoyée au Star pour me désabonner, en leur faisant la remarque que les journaux de Toronto sont livrés plus tôt le matin que le journal local, qu'ils sont autrement étoffés et que surtout, ils ne publient pas de telles conneries. Je lis le Globe and Mail depuis. Même les pages financières.

Je ne me suis jamais réabonné au Star. Vingt ans d'abonnements perdus, faites le calcul. Mais de temps en temps j'en ramasse un Star qui traine et j'ai l'impression qu'il est presque francophile. Mais aussi, qu'il s'est aminci. Tandis que l'opinion des honnêtes citoyens se voit refoulée dans les sites Internet des journaux locaux. C'était au moins ça de gagné.

(Mais ici j'oublie volontairement la récente lettre à l'éditeur qui ameutait l'opinion moraliste contre les prétendues 1 200 prostituées qui arrivent à Sudbury depuis Toronto vu notre économie florissante. As if.)

Pour être la bière la plus frette du fridge, il suffit d'être la sorte que personne n'aime parce qu'elle goûte vraiment la bière. Celle qui est dans une bouteille verte, venue d'Europe. Quant aux autres, il y en aura toujours en masse qui se débouchent pour rien et qui se flattent d'être flat. Et ça aussi, ça fait partie de la mythique personnalité sudburoise.

J’attends le « tipping point » et parfois même je le pressens. Puis là je demande si le mouvement de bascule en question n’est pas juste celui du coude qui mène le goulot aux lèvres. C'est encore et toujours le plus puissant mouvement culturel sudburois. Celui qui raille contre le projet de Centre des arts de la scène.

Propos décousus juste pour être parmi les premiers à commenter ce très sympathique blogue.

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