mardi 25 novembre 2008

Ville « juste-milieu »

Je suis confortable ici. Mon temps, ma tête et mon cœur respirent sans étouffer, vivent bien avec leur pluralité. J’erre dans les rues en sauvage, en citoyenne moyenne, en poète, en puritaine, en épicurienne, selon le jour ou l’heure du jour, selon la question, l’espoir ou le tourment qui trotte dans le gris de mon esprit. Je suis village et ville, clocher et voyage, perron et café shop, anglaise et fière, indomptée et soumise, et l’on se fout de mes incohérences sans jamais me laisser tout à fait tranquille. C’est parfait.

2 commentaires:

  1. Sudbury, ville phare de la Grèce antique. La vertu s'inspirant, respirant le sens de la proportion, heureux juste milieux. Même la modération se réserve le droit de sombrer dans l'excès, ne serait-ce qu'à l'occasion. La sérénité après tout a besoin, tout autant que quiconque, de sa part de folie.

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  2. L'excès sans modération, comme de la modération sans excès, c'est du quotidien qui tue.

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