dimanche 12 avril 2009

Du vide, pour rêver et angoisser

Le centre-ville est fantôme en ce dimanche de Pâques. J’ai encore de la difficulté à choisir entre mon amour du lieu vide et mon désir de voir du monde l’habiter. Un lieu sans humains réconforte mon âme sauvage-solitude, nourrit ma curiosité face à la finitude.

Un lieu rempli de fourmis travailleuses, dynamiques et axées sur le but, aurait une espérance de vie plus élevée, comme un centre d’achat en banlieue, par exemple, ou une grande surface sur le bord de la route, à l’entrée d’une ville...

... Mais les foules m’exaspèrent, et les centres d’achat qu’elles appuient bêtement ne meurent pas.

Les hommes ne durent pas, ne dureront jamais, mais ils choisissent les choses et les lieux qu’ils veulent voir durer, pour la postérité.

Le reste, devient du vide, pour rêver et angoisser.

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