Faire de la politique en milieu minoritaire est un devoir, rarement un choix.
J’envie ceux qui le font par obligation, qui le font bien, malgré leur envie d’écrire, et leurs envies de plein d’autres choses.
J’envie ceux qui le font sans commettre l’acte du faux, parce qu’ils croient en l’art et la laideur tellement laide qu’elle devient belle.
J’envie ceux qui se jettent dans ce monde compromettant sans se compromettre, qui inspirent sans aspirer, idéalisent sans mesurer, régionalisent au lieu d’imiter.
J’envie ceux qui le font pour les autres, surtout, et l’avenir, parce qu'ils refusent la facilité, l'habitude qu'on a d'abandonner nos rêves pour le confort.
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lundi 23 novembre 2009
lundi 12 octobre 2009
Manifeste pour l'abolition de nous
Parce qu’il y a tant de choses à comprendre que nous ne comprenons pas, et tant de mots pour nous les expliquer que nous n’entendons pas, et tant de réelles simplicités qui nous échappent,
parce que notre curiosité est étouffée chaque fois que nous pénétrons dans ce lieu, et parce qu’on nous crève les yeux avec des balles d’air chaque fois que nous osons poser des questions, que nous laissons passer pour du rien l’extra, super, multicolore,
parce qu’il y a trop de béton froid à payer, et pas assez d’humains lumineux pour le réchauffer,
et parce que nous n’avons pas la force de nous résister, de résister à notre propre rigidité,
pour sauver notre fragilité,
il est de notre devoir d’adhérer à notre abolition,
de ne pas recommencer,
pour sauver l’opération.
parce que notre curiosité est étouffée chaque fois que nous pénétrons dans ce lieu, et parce qu’on nous crève les yeux avec des balles d’air chaque fois que nous osons poser des questions, que nous laissons passer pour du rien l’extra, super, multicolore,
parce qu’il y a trop de béton froid à payer, et pas assez d’humains lumineux pour le réchauffer,
et parce que nous n’avons pas la force de nous résister, de résister à notre propre rigidité,
pour sauver notre fragilité,
il est de notre devoir d’adhérer à notre abolition,
de ne pas recommencer,
pour sauver l’opération.
dimanche 13 septembre 2009
Silly sans souci Sudbury
Est-il possible d'être à la fois sérieux et humain? Sudbury, sans son ridicule, se ferait tuer, et sa citoyenne, toute sérieuse et triste, s'envolerait en poussière. Elle aime mieux couper l'herbe en chantant comme le train que songer aux moyens de maximiser demain.
dimanche 23 août 2009
Parcelle d'humanité
J’ai carrément dit à un indien hier soir qui m’accostait au centre-ville de Sudbury que je n’avais pas d’argent à lui donner, alors qu’il ne m’avait même pas encore posé la question. Je charriais mes sacs d’épicerie qui pesaient deux tonnes au bout de mes bras, et un sac à dos attaché à la taille qui en contenait autant, sinon plus. Je m’empressais à rentrer pour me reposer, retourner à ma petite vie tranquille à l’écart des défis du monde, puis fermer les yeux pour ne penser qu’à ça, les insurmontables inégalités, étendue dans un lit confortable, sur un matelas neuf, même pas le goût de me saouler, parce qu’il y a des choses à faire demain, le lavage, la vaisselle, le ménage, la poésie, le rattrapage dans un travail que je déteste, l’émission qui m’accroche à cette boîte dans le salon. Non, je n’ai rien à donner, même pas une petite parcelle d’humanité.
mercredi 8 juillet 2009
Strike Town
Et si l’on transformait Sudbury en véritable Strike Town à partir de dimanche, minuit? On pourrait tous faire la grève ensemble, refuser l’économie, la gestion traditionnelle, l’ordre établi ? Réinventer une ville, à 150 000 sur les piquets, ça se fait assez bien, non?
Les légumes commencent à pousser dans les jardins. Les réserves sont bonnes dans les chambres froides. Les lignes sont à l’eau. Il y a du bois en masse à brûler. Il reste un peu de vin acheté en peur. Mieux vaut être tous dans l’même bateau que d’être bête, seul dans son coin, au service de ceux pour qui une vie ne vaut que ce qu’elle rapporte?
On pourrait aussi jouer au Scrabble. C’est peut-être plus simple, et moins compromettant.
Les légumes commencent à pousser dans les jardins. Les réserves sont bonnes dans les chambres froides. Les lignes sont à l’eau. Il y a du bois en masse à brûler. Il reste un peu de vin acheté en peur. Mieux vaut être tous dans l’même bateau que d’être bête, seul dans son coin, au service de ceux pour qui une vie ne vaut que ce qu’elle rapporte?
On pourrait aussi jouer au Scrabble. C’est peut-être plus simple, et moins compromettant.
dimanche 12 avril 2009
Du vide, pour rêver et angoisser
Le centre-ville est fantôme en ce dimanche de Pâques. J’ai encore de la difficulté à choisir entre mon amour du lieu vide et mon désir de voir du monde l’habiter. Un lieu sans humains réconforte mon âme sauvage-solitude, nourrit ma curiosité face à la finitude.
Un lieu rempli de fourmis travailleuses, dynamiques et axées sur le but, aurait une espérance de vie plus élevée, comme un centre d’achat en banlieue, par exemple, ou une grande surface sur le bord de la route, à l’entrée d’une ville...
... Mais les foules m’exaspèrent, et les centres d’achat qu’elles appuient bêtement ne meurent pas.
Les hommes ne durent pas, ne dureront jamais, mais ils choisissent les choses et les lieux qu’ils veulent voir durer, pour la postérité.
Le reste, devient du vide, pour rêver et angoisser.
Un lieu rempli de fourmis travailleuses, dynamiques et axées sur le but, aurait une espérance de vie plus élevée, comme un centre d’achat en banlieue, par exemple, ou une grande surface sur le bord de la route, à l’entrée d’une ville...
... Mais les foules m’exaspèrent, et les centres d’achat qu’elles appuient bêtement ne meurent pas.
Les hommes ne durent pas, ne dureront jamais, mais ils choisissent les choses et les lieux qu’ils veulent voir durer, pour la postérité.
Le reste, devient du vide, pour rêver et angoisser.
jeudi 2 avril 2009
Précis de longueurs
Je suis en plein dans le court.
Je n’ai plus de tolérance pour le long. Les discours longs, les romans longs, les traités de philosophie longs, les politiques longues, les poèmes longs, les recettes longues, les spectacles longs, les films longs, les points de vue longs. Je suis en plein dans l’ère des blogues, des micro-blogues, des web-épisodes, des mises à jour d’état.
Mon intolérance au long est-elle la conséquence de ma tolérance à l’influence?
Peut-être.
Suis-je victime de mon ère technologique?
Un peu.
De mon nord pas très bavard?
Beaucoup.
De mon espace-Sudbury?
Énormément.
Des têtes solitaires?
À la folie.
Les longueurs, c’est pour dire du vide.
Je n’ai plus de tolérance pour le long. Les discours longs, les romans longs, les traités de philosophie longs, les politiques longues, les poèmes longs, les recettes longues, les spectacles longs, les films longs, les points de vue longs. Je suis en plein dans l’ère des blogues, des micro-blogues, des web-épisodes, des mises à jour d’état.
Mon intolérance au long est-elle la conséquence de ma tolérance à l’influence?
Peut-être.
Suis-je victime de mon ère technologique?
Un peu.
De mon nord pas très bavard?
Beaucoup.
De mon espace-Sudbury?
Énormément.
Des têtes solitaires?
À la folie.
Les longueurs, c’est pour dire du vide.
mercredi 11 février 2009
L'économie vue par la Sulfureuse
La durabilité d’une économie est comparable à la durabilité des relations entretenues par un être qui cherche la perfection. Il n’y a rien de plus laid et lève-le-cœur que de se trouver face à un quêteur économique qui fait pour avoir et qui a pour être, et qui n’est jamais complètement parce qu’il ne trouve pas tout-à-fait le parfait avoir.
On dit que les mines et les forêts ne dureront pas. On se trompe. Ce qui ne durera pas, c’est le besoin qu’on en a pour la création de richesses artificielles, d’un monde haut et solide, a l’abri de toute fin.
Vive la fragilité qui ébranle nos désirs de perfection.
On se replie dans notre Sudbury « grand trou noir » pour un bout, comme des enfants sous leur cabane en couvertes?
On dit que les mines et les forêts ne dureront pas. On se trompe. Ce qui ne durera pas, c’est le besoin qu’on en a pour la création de richesses artificielles, d’un monde haut et solide, a l’abri de toute fin.
Vive la fragilité qui ébranle nos désirs de perfection.
On se replie dans notre Sudbury « grand trou noir » pour un bout, comme des enfants sous leur cabane en couvertes?
vendredi 10 octobre 2008
Launch of La Ville invisible / Site Unseen

This is a bilingual posting to promote the launch of a bilingual book on Sudburé, in honour of its 125th anniversary. But we are not talking about the typical Sudburé here. No. The different Sudburé, you know, the one we sometimes pretend to not like because we find it ugly. But it is not ugly. Really!
Wat? You don’t believe me? You want to argue with me? Let's go!
If you have a little bit of imagination, you will see that Sudburé is prettier than most.
You know the saying “Beauty is ugliness. Ugliness is beauty”?
The last paragraph, down there, is written in English. It explains where and when the launch will take place.
Wat? You don’t believe me? You want to argue with me? Let's go!
If you have a little bit of imagination, you will see that Sudburé is prettier than most.
You know the saying “Beauty is ugliness. Ugliness is beauty”?
The last paragraph, down there, is written in English. It explains where and when the launch will take place.
Of course, there will be food! No bilingual person who respects herself or himself will invite people to a place where there is no food! You crazy person with crazy questions.
The organization people are still organizing, so, be patient. More information will be communicated soon.
I do not feel like translating all of this beautiful persuasive text, so my French friends, please bear with me. I will be fairer with you next time.
C’est confirmé. Le lancement du livre La Ville invisible / Site Unseen aura lieu le dimanche 9 novembre, autour d’un brunch, à Grand Ciel Bleu, la librairie du Nouvel-Ontario. Inscrivez ça à votre agenda et venez rencontrer votre ville en photos et en littérature et, surtout, sans ses repères habituels. Détails à venir.
It is confirmed! We will launch the book Site Unseen / La Ville invisible on Sunday, November 9, 2008, at the French bookstore Grand Ciel Bleu, on Durham Street, in downtown Sudbury. Come brunch and meet your bilingual city, in photograpy and literature. Usual Sudburian landmarks are not invited. More details to come.
The organization people are still organizing, so, be patient. More information will be communicated soon.
I do not feel like translating all of this beautiful persuasive text, so my French friends, please bear with me. I will be fairer with you next time.
C’est confirmé. Le lancement du livre La Ville invisible / Site Unseen aura lieu le dimanche 9 novembre, autour d’un brunch, à Grand Ciel Bleu, la librairie du Nouvel-Ontario. Inscrivez ça à votre agenda et venez rencontrer votre ville en photos et en littérature et, surtout, sans ses repères habituels. Détails à venir.
It is confirmed! We will launch the book Site Unseen / La Ville invisible on Sunday, November 9, 2008, at the French bookstore Grand Ciel Bleu, on Durham Street, in downtown Sudbury. Come brunch and meet your bilingual city, in photograpy and literature. Usual Sudburian landmarks are not invited. More details to come.
vendredi 19 septembre 2008
If you can’t make it out West, make it in Sudbury!

Une de mes collègues de travail a quitté Winnipeg il y a un an pour venir s’établir avec son conjoint dans la région. Les deux travaillent à Sudbury et vivent le reste du temps en campagne, au bord de la Rivière-des-Français, à cinq minutes d’Alban. La rivière forme une baie à l’endroit. L’eau est bonne et il n’y a pas de serpents. Ils se sont offerts le cadeau d’une vue guérisseuse de tous maux, en posant, dès prise de possession, une fenêtre panoramique dans le salon. J’y ai passé un weekend récemment.
Le vendredi soir, autour d’une bonne bouffe carnivore, rouge et saignante de chez Tarini Bros (1055, rue Lorne, 673-6167), nous avons discuté Sudbury. C’est un bon sujet de conversation, je vous le jure!, même si vous venez d’ailleurs.
La technique d’amorçage est simple. Interrompez la discussion de vos amis qui, autour d’une salade, parlent du sujet de l’heure dont tout le monde parle sans oser dire que c’est sans intérêt, et posez cette simple question : « Qui veut m’accompagner à Sudbury le weekend prochain? »
Le vendredi soir, autour d’une bonne bouffe carnivore, rouge et saignante de chez Tarini Bros (1055, rue Lorne, 673-6167), nous avons discuté Sudbury. C’est un bon sujet de conversation, je vous le jure!, même si vous venez d’ailleurs.
La technique d’amorçage est simple. Interrompez la discussion de vos amis qui, autour d’une salade, parlent du sujet de l’heure dont tout le monde parle sans oser dire que c’est sans intérêt, et posez cette simple question : « Qui veut m’accompagner à Sudbury le weekend prochain? »
Trop simple.
Bref, ce soir-là, sur le bord de la Rivière-des-Français, en mâchant mon bon gros morceau de steak, je demande aux ex-winnipegois s’ils avaient choisi Sudbury ou si c’était la maudite vilaine qui les avait tirés de force vers elle.
« Un choix. Un deuxième choix, en fait», me répondirent-ils, simplement. N’ayant rien trouvé d’abordable dans l’Ouest qui répondait à leur goût quotidien de l’urbain et du sauvage, ils se sont tout naturellement tournés vers Sudbury
Trop évident...
dimanche 14 septembre 2008
Qu'y a-t-il à faire à Sudbury?
Qu’y a-t-il à faire à Sudbury? Drôle de question. Pourquoi toujours tenir à ce qu’il y ait des choses à faire, peu importe ou l’on se trouve? Vous aimez quoi, au juste? Visiter des musées, des galeries, aller au théâtre, assister à un concert, un match de hockey, bouffer dans un bon resto, apprendre la cuisine française, prendre un verre , faire du sport, lire, suivre des cours à l’université, apprendre le russe? Vous cherchez quoi, au juste? Le divertissement, le plein air, la forme, l’équilibre, la tristesse, le bonheur, l’émotion, la richesse, la gloire, la misère, l’anonymat ?
Qu’y a-t-il à faire chez vous qui ne ressemble pas à ce qu’on trouve ailleurs? N’êtes-vous heureux qu’en faisant ce qu’il y a faire chez vous? Vous combleriez votre bonheur en trouvant plus à faire ailleurs? Détestez-vous à ce point votre propre personne pour lui refuser, ne serait-ce qu’une journée, un répit de votre constant état actif?
Arrêtez de poser cette question. Elle est inutile. Il n’y a plus de rien à faire nulle part.
Qu’y a-t-il à faire chez vous qui ne ressemble pas à ce qu’on trouve ailleurs? N’êtes-vous heureux qu’en faisant ce qu’il y a faire chez vous? Vous combleriez votre bonheur en trouvant plus à faire ailleurs? Détestez-vous à ce point votre propre personne pour lui refuser, ne serait-ce qu’une journée, un répit de votre constant état actif?
Arrêtez de poser cette question. Elle est inutile. Il n’y a plus de rien à faire nulle part.
vendredi 12 septembre 2008
Happy Birthday Sudbury!
Il n’y a rien comme un feu de joie communautaire, un hot-dog cuit dans un poêlon avec du bon ketchup Heinz, un morceau de gâteau transgénique et un spectacle pyrotechnique en arrière-plan pour célébrer le 125e anniversaire d’une ville.
- Euh… Y vont-tu faire une carte postale avec ça, au département de tourisme ?
Plus tôt, cet été, en l’occasion de son 125e, le Greater, barre oblique, Grand, espace, Sudbury nous offrait même la merveilleuse chance de remporter un voyage pour deux à Québec, en l’occasion de son 400e.
- Euh… Ben…, c’est sur que… 400 ans,… c’est plus vieux que… 125 ?
Imaginez-vous ma folle et joyeuse décontenance en apprenant que la ville que j’aime tant présenterait ÉGALEMENT, oh, joie, dans le cadre de ces pompeuses festivités, une parade du Père Noël !
- Euh… Vous n’en aviez pas une avant, une Santa Claus Parade ?
Joyeux 125e anniversaire, Sudbury !
- On vas-tu prendre une bière à Frood ?
- Euh… Y vont-tu faire une carte postale avec ça, au département de tourisme ?
Plus tôt, cet été, en l’occasion de son 125e, le Greater, barre oblique, Grand, espace, Sudbury nous offrait même la merveilleuse chance de remporter un voyage pour deux à Québec, en l’occasion de son 400e.
- Euh… Ben…, c’est sur que… 400 ans,… c’est plus vieux que… 125 ?
Imaginez-vous ma folle et joyeuse décontenance en apprenant que la ville que j’aime tant présenterait ÉGALEMENT, oh, joie, dans le cadre de ces pompeuses festivités, une parade du Père Noël !
- Euh… Vous n’en aviez pas une avant, une Santa Claus Parade ?
Joyeux 125e anniversaire, Sudbury !
- On vas-tu prendre une bière à Frood ?
jeudi 14 août 2008
Sudbury, ville mythique
À quel moment précis Sudbury est-elle passée de l’invisible au mythique ? Il n’y a peut-être jamais eu de moment ? Il n’y a peut-être pas de distinction à faire entre ces deux états d’être ? L’invisibilité, comme le mythe, relève de l’imaginaire. Sudbury est plus invisible quand on y est que lorsqu’on la quitte ou qu’on n'y a jamais mis les pieds. C’est peut-être cette double identité que me plaît. Chez-nous, je suis. Ailleurs, je désire.
C’est dur à porter un mythe, mais c’est franchement plus stimulant qu’un prêt-à-porter.
Daniel Bélanger était de passage à Sudbury pendant le Festival Boréal en juillet dernier. Si ça vous tente, allez donc lire ses impressions dans son carnet.
C’est dur à porter un mythe, mais c’est franchement plus stimulant qu’un prêt-à-porter.
Daniel Bélanger était de passage à Sudbury pendant le Festival Boréal en juillet dernier. Si ça vous tente, allez donc lire ses impressions dans son carnet.
mercredi 13 août 2008
I hate this fucking town
Ok, je l’avoue. Mon envie de bloguer sur Sudbury est pas mal liée à mon coup de foudre pour la petitefumee.ca, le photoblogue de Mariana Lafrance, et son produit dérivé, La ville invisible. Regards perdus sur Sudbury, un ouvrage (véritablement bilingue) de photos et de textes dépeignant les non-lieux (voir contraire du gros cinq cennes) de Sudbury. Commandez-le ici. Il sera imprimé bientôt! Je lui accorde mes premières quatre étoiles sulfureuses très « parti pris » (prononcer à l’anglaise pour l’effet).
Cette envie de contribuer un tout petit peu au discours sur Sudbury trouve aussi son catalyseur (dans, sur ou devant?) un certain autobus de la poésie qui a roulé au centre-ville de la mal-aimée (que j’aime tant) il y a quelques années. Créé par Miriam Cusson et Stéphane Gauthier, ce parcours littéraire, théâtral et ambulant, auquel j’ai participé, nous a fait (re) découvrir notre ville à travers les écrits d’auteurs qui l’ont habitée (ou non) et qui s’en sont inspirés (ou non). Voir photos ici.
Cette ville qui a rappelé les portes de l’enfer à un comte français il y a plus de 100 ans, me bouleverse et me modèle (de temps à autre me fait jurer... I HATE THIS FUCKING TOWN (Dickson dit ça à Desbiens dans un poème dans Sudbury, en fouillant dans ses poches pour une cigarette. J'imagine qu'il est à Sudbury quand il le dit)). Je lui demande donc de me donner le devoir d’écrire. Elle sait me pousser plus que quiconque.
Je vous donnerais ici une idée de ce que vous trouverez dans ce blogue, mais ça risque de ressembler plus à un mensonge qu’à la VÉRITÉ. J’aime bien faire des plans. De les suivre, moins.
Ce que je sais c’est que je ne chercherai pas l’objectivité (les profs d’université le font mieux que moi), je ne réfléchirai pas trop, je me permettrai de temps en temps le commentaire gratuit (sans en abuser, pour l’effet, simplement).
Je hais les gens qui courent dans la pluie. Arrêtez-vous. Vous êtes déjà trempé. Profitez-en, comme un enfant.
Cette envie de contribuer un tout petit peu au discours sur Sudbury trouve aussi son catalyseur (dans, sur ou devant?) un certain autobus de la poésie qui a roulé au centre-ville de la mal-aimée (que j’aime tant) il y a quelques années. Créé par Miriam Cusson et Stéphane Gauthier, ce parcours littéraire, théâtral et ambulant, auquel j’ai participé, nous a fait (re) découvrir notre ville à travers les écrits d’auteurs qui l’ont habitée (ou non) et qui s’en sont inspirés (ou non). Voir photos ici.
Cette ville qui a rappelé les portes de l’enfer à un comte français il y a plus de 100 ans, me bouleverse et me modèle (de temps à autre me fait jurer... I HATE THIS FUCKING TOWN (Dickson dit ça à Desbiens dans un poème dans Sudbury, en fouillant dans ses poches pour une cigarette. J'imagine qu'il est à Sudbury quand il le dit)). Je lui demande donc de me donner le devoir d’écrire. Elle sait me pousser plus que quiconque.
Je vous donnerais ici une idée de ce que vous trouverez dans ce blogue, mais ça risque de ressembler plus à un mensonge qu’à la VÉRITÉ. J’aime bien faire des plans. De les suivre, moins.
Ce que je sais c’est que je ne chercherai pas l’objectivité (les profs d’université le font mieux que moi), je ne réfléchirai pas trop, je me permettrai de temps en temps le commentaire gratuit (sans en abuser, pour l’effet, simplement).
Je hais les gens qui courent dans la pluie. Arrêtez-vous. Vous êtes déjà trempé. Profitez-en, comme un enfant.
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