mercredi 8 juillet 2009
Strike Town
Les légumes commencent à pousser dans les jardins. Les réserves sont bonnes dans les chambres froides. Les lignes sont à l’eau. Il y a du bois en masse à brûler. Il reste un peu de vin acheté en peur. Mieux vaut être tous dans l’même bateau que d’être bête, seul dans son coin, au service de ceux pour qui une vie ne vaut que ce qu’elle rapporte?
On pourrait aussi jouer au Scrabble. C’est peut-être plus simple, et moins compromettant.
vendredi 1 mai 2009
Le sandwich et l'amour
OK. J’ai juré, promis, craché. J’ai ralenti les ardeurs. Je n’ai plus toujours l’envie, l’énergie, le temps qu’il faut pour entretenir mon espace cyber. J’aime toujours écrire. J’en ai besoin pour conserver un peu de stabilité dans mon être. Je perds mon balan, facilement.
Non. Il ne faut surtout pas que tu leur expliques le pourquoi de ta lenteur temporaire. Tu détestes les explications qui succèdent aux abandons. Pourquoi justifier le changement lorsqu’il est d’ordre personnel? Vivre, c’est changer. Mourir, c’est stagner.
La sulfureuse est amoureuse.
Voilà. C’est dit. C’est l’explication.
Comment c’est arrivé?
1. Il m’a demandé de lui faire un sandwich.
2. Je lui en ai fait un bon.
3. Il m’a dit qu’il appréciait le geste, l’intention derrière la confection d’un sandwich.
4. Je lui ai dit que j’adore faire des sandwichs, qu’entre deux tranches de pain, il y a tout un monde de possibilités.
5. Il a dit ouate de phoque?
6. J’ai ri.
7. Il a ri, et m’a raconté en un trait toute sa vie.
8. Je suis tombée amoureuse.
9. Nous faisons pousser des sandwichs toastés aux tomates cet été, dans le jardin.
10. On vous invitera.
mardi 11 novembre 2008
Lettre à l'éditeur dans un journal réputé de Sudbury
Non, mais sérieusement, ça m’écœure.
Émigrez donc, calice de bine! ou je sors ma carabine.
lundi 27 octobre 2008
Eat Elsewhere Sudbury

Et moi, qui, depuis des années, me dessine mentalement mon potager, en végétant sur la terrasse l’été ? Qui chaque jour passant sans terre tournée m’en veux d’être si paresseuse ? Qui meurs de honte d’avoir si envie de ce produit importé qui a voyagé des milliers de kilomètres pour assoupir les caprices des privilégiés ? Tout ça, pour rien ? Parce que manger local à Sudbury, c’est s’empoisonner ?
* Selon une analyse indépendante effectuée sur le rapport Évaluation du risque à la santé humaine produit dans le cadre de l’Étude des sols de Sudbury.
dimanche 5 octobre 2008
Bob Dylan n'est pas encore en ville, mais...
J’ai déposé mon livre à la pharmacie, puis traversé la rue, pour voir ce qu’il y avait comme bottes de marcheuse au Army Surplus.
En sortant du magasin, je me suis arrêtée un moment, regard pointant le boulevard Paris pour observer un moment la ville. C’est une de mes vues préférées. On y sent le cratère et on ne doute plus de la théorie cataclysmique à l’origine de la minière. C’est plus beau à l’aurore ou à l’aube, comme la plupart des choses dans ce monde, d’ailleurs.
Arrêt à la librairie obligée, pour le deuxième tome de Millénium.
Il se passe quelque chose, je vous dis.
Je ne lis pratiquement jamais de romans policiers et Stieg Larsson a eu raison de mes nuits cette semaine. C’est peut-être parce que je peux acheter des livres sur un coup de tête que je me permets des polars en à-côté.
La Fromagerie Elgin était pleine à craquer. J’avais du mal à voir les fromages. Dans un coin, une petite fille, française, à la bette beurrée, dégustait goulûment un croissant au chocolat, puis un deuxième, que sa mère lui a offert sans hésiter.
Dans un autre coin, la cinéaste amérindienne Darlene Naponse, et sa directrice de production Mercedes Cuerto, discutait, sans doute du film qu’elles s’apprêtent à réaliser, Every Emotion Costs, et qui a obtenu près d’un million en financement.
T.A.G. and Film, galerie d’art contemporain, où l’on peut aussi louer des films « foreign », s’installe dans l’espace de la Fromagerie. Le propriétaire est à Toronto, me dit-on. Il magasine d’autres films. Il rouvrira le 14 octobre.
Il se passe quelque chose dans la minière. On me le dit parfois. Je veux y croire et j’ai du mal à y croire, allez savoir pourquoi. Hier, jai senti le shift, comme l’hiver qui s’approche. J’étais touriste dans ma ville, dépaysée dans mon centre-ville « saucisse dans le vinaigre ».
Je suis retournée chez moi le cœur pimpant, pimpant, pimpant. Et je suis ressortie.
vendredi 22 août 2008
Humour sudburois moderne
- Est-ce qu'y a un Macdo à Sudbury?
- Euuuuuuuh, non (mensonge!), mais y'a un p'tit resto coréen sur la Lasalle. C'est très bon.
- hiiiiiiiiiiiiiiiii, j'ai l'estomac fragile. De l'érotique, ça m'fait pas. T'es sure qu'y a pas de Macdo ici?
- Euuuuuuuh, oui (mensonge!), mais y en a un à Hearst (mensonge!). Ce n'est pas très loin (mensonge!). Prends la 144 nord, puis file tout droit. Tu peux pas le manquer (mensonge!). Y est juste à côté du Pigalle (mensonge!).
- Coudonc, du coréen, du pigallien, ça finit plus ces érotiques-là, d'essayer de changer notre alimentation!
Abonnez-vous à Sudbury ou un petit goût de soufre sucré.
Blogoliste
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